Convoqué à titre de témoin dans l’affaire du massacre au stade du 28 septembre, le ministre d’Etat conseiller personnel du président de la République a répondu à l’invite de la justice guinéenne le jeudi 10 aout à la cour d’appel de Conakry.

Tibou Kamara, au sortir d’une audition à huis clos, a exprimé ses sentiments devant des journalistes.

‘’Mon souhait, c’était qu’il y ait le maximum de transparence possible, que le témoignage que j’avais à faire soit également partagé par le plus grand nombre de personnes pour que l’opinion publique soit édifiée à propos de ce que je sais ou ne sais pas’’, a-t-il déclaré en substance.

‘’Mais vous savez, la justice étant ce qu’elle est, nul n’étant au-dessus de la loi, nous sommes obligés, à ce stade en tout cas, de nous plier aux règles de fonctionnement de l’institution judiciaire’’, a ajouté le conseiller personnel du chef de l’Etat.

‘’Ce qui bien sûr n’empêche pas, lorsque ça sera nécessaire, à la faveur d’un procès qui sera ouvert, qu’il y ait un témoignage public qui pourra satisfaire votre curiosité de savoir ce qui s’est passé. Et surtout, édifier notre opinion publique’’, a-t-il indiqué.

Tibou Kamara se dit convaincu que l’histoire de notre pays, d’une manière plus générale, mérite d’être connue, d’être révélée par les acteurs de manière à ce que ‘’par la pédagogie et par l’exemple qu’on puisse éduquer ceux qui sont en charge de diriger le pays aujourd’hui ou ceux qui prétendent pouvoir le faire demain’’.

‘’Cela servira à la vérité et permettra de mettre en garde sur d’éventuels manquements comme on pourrait être tenté de le faire lorsqu’on dispose d’une parcelle d’autorité ou on exerce le pouvoir d’Etat’’ assure le ministre d’Etat conseiller personnel du président de la République.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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