L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade en 2015 à Dakar.
L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade en 2015 à Dakar.
Crédits : SEYLLOU/AFP

L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade va, à 91 ans, diriger une liste d’opposition aux élections législatives du 30 juillet, pour lesquelles les opposants au chef de l’Etat, Macky Sall, ont échoué à s’unir, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement présumé de fonds publics, conduira une liste distincte aux côtés de plusieurs responsables de l’opposition, selon son entourage. Le dépôt des listes pour les législatives doit être clôturé dans la nuit de mardi 30 mai à mercredi.

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La liste dirigée par l’ex-président Wade (2000-2012) a été annoncée lundi soir après l’éclatement d’une coalition plus large de l’opposition, formée de « 40 à 50 » partis, mouvements et associations dont des partisans de Khalifa Sall.

Abdoulaye Wade sera investi « comme tête de liste » par une coalition d’une « vingtaine de partis et associations », a annoncé ce regroupement dans un communiqué.

Eclatement

Mise sur pied fin avril, la grande coalition de l’opposition a éclaté à cause de divergences entre le Parti démocratique sénégalais (PDS), dirigé par Abdoulaye Wade, et les partisans du maire de Dakar sur la personne qui doit diriger la liste, selon des sources politiques.

Cette coalition s’était fixé pour objectif d’imposer une cohabitation au président Macky Sall, dont la coalition contrôle actuellement l’Assemblée nationale.

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Selon des observateurs, une victoire de l’opposition permettrait à l’ex-président Wade d’obtenir une amnistie pour son fils et ancien ministre Karim Wade, condamné en 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite », afin de lever toute hypothèque sur son éligibilité.

Après plus de trois ans de détention, Karim Wade a été gracié en juin 2016 par le chef de l’Etat. Il séjourne depuis à l’étranger.

Le scrutin du 30 juillet vise à renouveler l’Assemblée nationale, dont le nombre de sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 qui a ouvert la création de 15 sièges de députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

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