Libyan Army Chief Gen. Khalifa Haftar speaks during a press conference in Amman, Jordan, Aug. 24, 2015. Haftar is in Amman for an official visit. (Xinhua/Mohammad Abu Ghosh) /CHINENOUVELLE_2408.108/Credit:CHINE NOUVELLE/SIPA/1508242116 © SIPA

L'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, était attendu à Moscou samedi mais ne rencontrera que lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a annoncé Lev Dengov, à la tête du groupe russe de contact sur la Libye.

« Pour l’instant, la rencontre avec le ministre n’est confirmée que pour lundi », a déclaré Lev Dengov, cité par l’agence de presse russe Ria Novosti.

Vendredi soir, il avait annoncé la venue samedi à Moscou du maréchal Haftar, expliquant que celui-ci discuterait avec Sergueï Lavrov de « son éventuelle rencontre avec le Premier ministre du gouvernement reconnu (par la communauté internationale, ndlr) Fayez al-Sarraj ».

La réconciliation libyenne au menu des discussions

« Lors de cette réunion, les questions relatives à la réconciliation des parties en conflit (en Libye) seront évoquées », a-t-il affirmé, sans préciser la date de cette réunion, ni qui y participerait.

Fin juillet, Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj se sont mis d’accord sur une déclaration en dix points dans lesquelles ils s’engagent notamment à un cessez-le-feu et à organiser des élections le plus rapidement possible, lors d’une rencontre en région parisienne sous l’égide du président français Emmanuel Macron.

Cette déclaration de principes reste toutefois très vague et n’engage pas la myriade de milices plus ou moins alliées avec les deux rivaux libyens.

Quelles sont les intentions de Haftar ?

Le maréchal Haftar, revenu de vingt ans d’exil en 2011 au moment de la révolution libyenne, est soupçonné par ses détracteurs de vouloir prendre le pouvoir en Libye et de n’avoir aucune intention de se soumettre au pouvoir civil.

Fayez al-Sarraj, installé depuis mars 2016 à Tripoli à la suite d’un accord sous l’égide de l’ONU, peine à asseoir l’autorité de son gouvernement, alors que le pays, riche en pétrole, a sombré dans le chaos depuis la chute du colonel Kadhafi fin 2011.



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