Ousmane Conté, Photo Africaguinee.com
Ousmane Conté, Photo Africaguinee.com

CONAKRY-Ousmane Conté, le fils aîné de l’ancien président guinéen, le Général Lansana Conté a-t-il été victime d’injustice de la part de la Junte dirigée par Moussa Dadis Camara ? Cet officier de l’armée qui a été arrêté au lendemain de la mort de son père pour trafic de drogue aurait été accusé à tort. Huit ans après, un juré de la cour d’assises qui a jugé l’affaire des narcotrafiquants en 2010 vient de faire des révélations, alors que des bisbilles entourent aujourd’hui l’héritage du feu Président.

« Les gens doivent comprendre, aujourd’hui je m’exprime devant vous avec fierté. Le Général, une semaine avant sa mort on a commencé à arrêter les gens qui devaient aider ses enfants. Ousmane Conté dont on parle, où on l’a pris ? C’était sur son lit de malade, sous perfusion. On dit qu’il est le parrain de la drogue en Guinée, Moussa Conté en prison. Les produits qui étaient venus pour la fabrication du bio-carburant ont été présentés à la télévision pour dire qu’on a envoyé ça pour la fabrication de la drogue. On montrait de l’engrais, le nitrate d’ammonium. Les laborantins sautent et descendent, ils crient haut et fort à la télévision nationale pour dire que c’est de la drogue. Des tonnes et des tonnes. Il y a même un commerçant à port 2 qui était obligé de prendre la fuite. Ils ont même dit que les gens de port 2 devaiten se déplacer sinon ils allaient être empoisonnés sur 150 mètres 200 mètres », vient de révéler un juré à un journaliste de notrerédaction.

Selon lui, « le nitrate d’ammonium c’est de l’engrais. Demandez à tous les agronomes, moi je suis chimiste de formation. Et puis pour vous dire qu’il n’y a pas eu de drogues, moi je suis le neuvième juré de la ville de Conakry dans la cour d’assise des narco. Allez y prendre l’arrêté et regardez. Durant tout le procès, ils ne nous ont pas présenté un gramme de Chanvre indien, ni un gramme de cocaïne. Seule la justice pouvait établir la culpabilité des gens pour dire qu’ils sont narco. Les gens étaient inquiets, certains sont restés en détention, ils sont mort là-bas. Parler des documents, y a certaines choses à forces de déclarer ça à vous la presse, ça risque de fatiguer le moral des gens. On préfère se taire sur ça », a indiqué notre source.

A suivre…

Africaguinee.com

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