CONAKRY- L’ancien Chef de la junte guinéenne, le capitaine Mouss Dadis Camara en exil depuis 2010 à Ouagadougou (Burkina Faso) est-il dans le collimateur de son ex aide de camp ? Tout porte à le croire !

Alors que le face à face Toumba Diakité-Marcel Guilavogui est attendu, les avocats de l’ancien chef de la garde présidentielle, expriment un souhait : la confrontation entre leur client avec son ancien mentor Dadis Camara, tous les deux inculpés dans le massacre du 28 septembre 2009.

« Au lieu de nous confronter à un subordonné le Président Dadis était le mieux placé pour ouvrir les hostilités (…) », a indiqué récemment un proche de Toumba Diakité.

Mais d’ici là, il y a une exigence posée par la défense du béret-rouge. L’amélioration de ses conditions de détentions. Tant que cela n’est pas fait, ils ne participeront plus à une quelconque action de la procédure de l’information.

« La seule chose qui nous intéresse est qu’on nous appelle un jour pour nous dire que les demandes que nous avons posées à savoir l’amélioration des conditions carcérales de notre client sont satisfaites. A partir de là, on rentrera encore dans la danse pour répondre aux confrontations. Sans ça, on n’a rien à voir dans le dossier », a confié à notre rédaction un des avocats de M. Diakité.

Ces demandes des avocats sont pour le moment ignorées par le parquet qui estime que l’inculpé Toumba Diakité est détenu dans de meilleures conditions. Une source judicaire proche de l’enquête prévient que si les avocats ne reviennent à leur décision, le pool des juges va commettre un ou des avocats d’office à Toumba Diakité pour l’assister.

« Que les avocats disent qu’ils vont suspendre leur assistance à Toumba, le pool des juges va commettre un ou des avocats pour l’assister. Si Toumba dit qu’il n’a pas besoin de ces avocats commis d’office, cela n’empêchera de poursuivre la suite de procédure, sans violer la Loi (…) », indique-t-elle.

Note sur le massacre du 28 Septembre 2009

Le 28 septembre 2009, 157 civils ont été tués, une centaine de femmes violées et plusieurs portés disparus, lors d’une manifestation appelée par les forces vives, qui protestaient à l’époque contre les velléités du chef de la junte Moussa Dadis Camara à se présenter à l’élection présidentielle de 2010.

Depuis l’ouverture de l’instruction judiciaire, il y a sept ans plus de 400 victimes ainsi que des témoins ont été entendues. Au moins 14 personnalités militaires et civiles dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara ont été inculpées par la justice guinéenne. Un procès est annoncé cette année.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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