Raila Odinga, le candidat battu à l'élection présidentielle du 8 août 2017, lors d'un meeting à Nairobi. © Sattid Abdul Azim/AP/SIPA

L'opposition kényane a averti samedi qu'elle ne renoncerait pas à obtenir la proclamation de son candidat Raila Odinga comme vainqueur de la présidentielle, après l'annonce officielle vendredi de la réélection d'Uhuru Kenyatta qui a provoqué des émeutes dans des bastions de l'opposition.

« Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne renoncerons pas », a déclaré Johnson Muthama, un haut responsable de la coalition politique Nasa, lors d’une conférence de presse, décrivant la répression policière comme une tentative « de soumettre » l’opposition.

Johnson Muthama a par ailleurs assuré que la police avait tué de la sorte « plus de 100 Kényans innocents, dont dix enfant », sans toutefois apporter aucun élément de preuve.

Au moins 11 morts

Selon un décompte de l’AFP, la répression des émeutes ayant éclaté vendredi soir a fait au moins 11 morts, 9 dans les bidonvilles de Nairobi et 2 dans l’ouest du pays, près de Kisumu et à Siaya.

« Uhuru Kenyatta ne dispose d’aucun mandat pour être le président du Kenya », a poursuivi Johnson Muthama. L’opposition a multiplié ces derniers jours les accusations de fraude électorale, exigé que Raila Odinga soit déclaré vainqueur, et exclu un recours en justice contre la réélection de Uhuru Kenyatta.

« Nous communiquerons au moment approprié la manière dont nous mènerons notre action », a ajouté Johnson Muthama. « Pour l’instant, nous appelons nos partisans et les Kényans à rester à l’abri du danger. »



Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne
J'achète ce numéro

Laisser un commentaire