Déjà en 2014, mais surtout en 2015, je regardais passer les migrants à la télé. Des colonnes d’êtres humains fuyant la guerre, la famine, la misère. Bravant la mort en mer. Pour atteindre la paix, la liberté, la dignité. Plusieurs fois, je me suis demandé quand et comment j’allais agir. A partir de quand l’indignation à la Stéphane Hessel se mue-t-elle en engagement, en action ?
Est-ce que j’allais attendre qu’ils arrivent au coin de ma rue pour me lever de ma chaise ? En plein milieu de la France, loin de Calais, de la Porte de La Chapelle ou de Vintimille, je n’en voyais pas un à la ronde.

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Et puis ils arrivèrent. Fin octobre 2015, j’apprends par le journal La Montagne et France 3 Auvergne que plus d’une centaine d’occupants évacués d’un squat parisien avaient été installés provisoirement dans une base militaire à Varennes-sur-Allier, à 20 km au nord de Vichy. Comme chaque année, je propose aux étudiants de la licence pro de journalis..

Deux touristes allemandes ont été tuées, vendredi 14 juillet, lors d’une attaque au couteau survenue dans la station balnéaire d’Hurghada, dans l’est de l’Egypte, très prisée des touristes européens. Quatre autres femmes étrangères ont été blessées par l’assaillant, qui a été arrêté, a précisé le ministère de l’intérieur.
Le ministère allemand des affaires étrangères a confirmé samedi matin la nationalité des deux victimes. « Nous avons à présent la triste certitude que deux touristes allemandes ont perdu la vie lors de l’attaque de Hourghada », a indiqué une porte-parole du ministère dans un communiqué.

Les autorités arméniennes ont fait savoir que deux de leurs ressortissants avaient été blessés dans l’attaque, et les affaires étrangères tchèques ont parlé d’un citoyen tchèque légèrement blessé.

L’identité et les motivations de l’homme n’ont pas été communiquées par les autorités égyptiennes. « L’individu a atteint la plage privée de l’hôtel en nageant d’une plage publique voisine ..

Nicolas Meda, ministre de la santé du Burkina Faso, lors du sommet Family Planning2020 à Londres le 11 juillet 2017.
Crédits : Gates Archive/Mike Kemp

Nicolas Meda n’est pas étranger aux questions soulevées lors du sommet Family Planning 2020 de Londres, mardi 11 juillet. Médecin épidémiologiste depuis plus de vingt ans, spécialiste de la santé reproductive et de la transmission mère-enfant du virus du sida, il défend depuis longtemps le développement d’une meilleure contraception en Afrique.
Ministre de la santé du Burkina Faso depuis février 2017, il s’est fait le porte-parole du Partenariat de Ouagadougou à l’occasion du sommet. Devant un parterre de ministres du monde entier, de chefs d’entreprises, de fondations philanthropiques et d’acteurs de la société civile en faveur de la planification familiale, il a martelé que celle-ci était un droit inaliénable, qui devait s’apprendre dès l’école primaire.

Pour le Monde Afrique, il est revenu sur ce partenariat, sur la contraception e..

Huit personnes ont été tuées et 15 autres blessées lundi 17 juillet dans un attentat-suicide commis par une femme dans une mosquée de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, régulièrement visée par des attentats du groupe djihadiste Boko Haram.
Une kamikaze s’est fait exploser dans une mosquée du quartier London Ciki juste après la prière du matin, vers 5 h 30 (6 h 30, heure française), a déclaré à l’Agence France-presse Ahmed Satomi, un responsable de l’agence locale de gestion des urgences.

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M. Satomi a précisé que la kamikaze était poursuivie par des habitants du quartier, qui la suspectait de vouloir commettre un attentat : « Quand elle s’est approchée de la mosquée, ils ont exigé qu’elle s’arrête pour être fouillée, mais elle s’est subitement engouffrée dans la mosquée et a déclenché ses explosifs. »

Principal mode opératoire de Boko Haram
Selon le responsable des ..

L’évêque camerounais Jean Marie Benoît Bala à Bafia, petite commune située à 120 km de Yaoundé.
Crédits : Flikr

A Bafia, les habitants sont encore sous le choc. Plus d’un mois après la découverte, le 2 juin, du corps sans vie dans les eaux du fleuve Sanaga de Mgr Jean Marie Benoît Bala, évêque du diocèse de cette petite ville située à 120 km de Yaoundé, capitale du Cameroun, ils continuent de « pleurer » leur « père », leur « confident », leur « serviteur » et, surtout, l’« homme de Dieu irréprochable ». « Je n’arrive toujours pas à croire qu’un homme si gentil, si croyant et qui nous poussait à appliquer la parole de Dieu de toutes nos forces soit réellement mort », s’exclame Alima Bol, le regard plein de larmes.

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Assis au parloir de la cathédrale Saint-Sébastien de Gondon, en face de l’évêché où vivait le prélat, le jeune fidèle âgé de 30 ans, par ailleurs garde suisse, veut que justice soit faite e..

Dans leur vie d’avant, quand ils vivaient au Soudan ou en Erythrée, ils étaient carrossiers, agriculteurs ou chauffeurs. Aujourd’hui, ils vivent à Vichy et hier soir, ils étaient musiciens.
Sous le kiosque en fer forgé du parc des Bourrins, Abdo-Rsol se saisit timidement du micro pour s’adresser à la foule. Cet ancien professeur assistant en sociologie à l’Université de Khartoum s’est chargé du discours. C’est lui qui présentera ses copains et compatriotes du groupe Soudan Célestins Music. Eux devront faire chalouper les corps et bouger les têtes.

Concert des Soudan Célestins Music, dans le parc des Bourrins, à Vichy, pour la soirée du 14-Juillet.
Crédits : Sandra Mehl pour Le Monde

Le texte a été écrit rapidement dans l’après-midi, devant la caméra de France 3 Auvergne, sur un coin de table dans le jardin de Pablo Aiquel, un Vichyssois impliqué dans l’accueil des réfugiés qui aide le groupe à se produire. Le discours est solennel mais synthétique. Il faut faire court pour ne pas p..

Une embarcation a fait naufrage dimanche 16 juillet sur la rivière Kasaï, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, faisant vingt-sept morts. Le bilan risque de s’alourdir rapidement, puisque cinquante-quatre personnes sont toujours portées disparues. La majorité des victimes sont des élèves qui partaient en vacances, a annoncé un responsable local.
Jeudi matin, l’embarcation avait quitté Dibaya, dans la province agitée du Kasaï-central, avec pour destination finale Ilebo, dans l’autre province agitée du centre de la RDC, le Kasaï. C’est au détour de la rivière Kasaï vers le territoire d’Idiofa, dans la province d’Inongo, plus à l’ouest, que l’accident a eu lieu. « La surcharge et l’état d’ivresse des conducteurs sont la principales causes de ce naufrage », a précisé l’administrateur du territoire d’Idiofa, Jacques Mbila.

Jeudi matin, l’embarcation avait quitté Dibaya, dans la province agitée du Kasaï-central, avec pour destination finale Ilebo
Crédits :

Le transpo..

Les déchets des marchés de Douala sont ramenés chez Kemit Ecology pour être transformés en charbon.
Crédits : Josiane Kouagheu

Les passants les observent avec curiosité. Vêtus de blouses bleues, Muller et Cédric ramassent des déchets de cannes à sucre entassés en bordure d’une route de New-Bell, un quartier populaire de Douala. Ils les reversent dans un tricycle. « C’est la sorcellerie ! A quoi peuvent servir ces déchets ? », demande à haute voix un jeune homme portant lunettes de soleil et jean destroy, sur le bord de la route. Gants rouges aux mains, Muller Tenkeu Nandou répond par un sourire.

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Depuis trois ans, le promoteur de Kemit Ecology et son équipe sillonnent les marchés et les d’autres lieux de la capitale économique du Cameroun pour collecter des déchets biodégradables : cannes à sucre, peaux et rafles de maïs, épluchures de plantains et bananes, restes de rotins… « Ces ordures sont transformées..

Germaine Acogny pratique et enseigne la danse contemporaine africaine dans son Ecole des Sables, à Toubab Dialo, ici en mai 2017.
Crédits : Jane Hahn / AP

Il y a quelques jours, une lettre de Germaine Acogny est tombée dans la boîte aux lettres électronique de nous autres, acteurs culturels, militants ou amoureux de culture en Afrique. Il s’agissait d’une relance à une précédente lettre qui invitait, avec beaucoup de pudeur, à soutenir financièrement l’Ecole des Sables, un centre international de danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique, située à Toubab Dialo, à quelques kilomètres au sud de Dakar.

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Cette relance est arrivée comme une gifle. « Est-ce que vous avez compris ? », nous disait-elle. « Cela fait quelques semaines que nous avons écrit une lettre à tous ceux qui nous connaissent, qui connaissent l’Ecole des Sables, pour leur demander un soutien à cause de notre situation financière ..

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