À Arles, ils sont « les Nyssen ». Une famille, une dynastie, une entreprise, un couple surtout. Dans cette Provence de gardians, où les femmes montent en croupe dans les parades, le patronyme belge de Françoise Nyssen devait logiquement s’effacer derrière celui de son mari, fils du pays. Jean-Paul Capitani est un roi de la Camargue, dit-on sur la place du Forum, un héritier dont on ne sait combien il posséderait de terres, de mas, et même de rues à Arles.

En épousant Françoise, fille d’Hubert, le fondateur d’Actes Sud, il s’est fondu dans la famille Nyssen. Plus de trente ans plus tard, le voilà prince consort, mari de ministre. Lui qui n’aime pas Paris, le téléphone et le TGV. « Il est heureux pour elle », assure leur amie Brigitte, patronne du Gibolin, bonne table d’Arles où les éditeurs ont leurs habitudes, « mais très malheureux sans elle ».

Actes Sud, une entreprise familiale à succès
Depuis que, à 66 ans, Françoise a démissionné d’Actes Sud pour s’envoler dans un palais de la R..

« Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » Au Brésil, pays où la grande richesse côtoie l’extrême pauvreté, la phrase de Napoléon, cochon tyrannique du livre La Ferme des animaux, de George Orwell, connaît un nouvel écho. Le classique, sorti en 1945, fait désormais partie des best-sellers du pays. Avec 47 000 exemplaires vendus depuis le début de l’année (20 % de plus qu’en 2016), le roman, titré au Brésil A revolução dos bichos (« la révolte des animaux »), figure en neuvième position du classement annuel Publishnews, société de suivi de l’actualité littéraire qui fait les classements de best-sellers.
Habituellement cantonné aux listes scolaires, le récit allégorique du soulèvement des animaux de la ferme contre l’exploitation des humains – une satire de la révolution russe et du régime soviétique – suscite un emballement étonnant dans un pays où, hormis la Bible, on lit peu (de l’ordre de cinq livres tous les deux ans par habitant).

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Il a triste allure, ce drapeau suédois, avec sa croix d’or sur fond bleu azur, l’échine courbée et la fierté en berne, au bout de son mât impotent, sur la place Sergel, en plein centre de Stockholm. Métaphore d’une société en déliquescence ? Allégorie d’une nation en perte de repères, qui ploie mais ne se soumet pas ? Ou outrage gratuit de l’artiste à un symbole national ?
Les opinions varient, mais une chose est sûre : l’œuvre de Mattias Norströms, 46 ans, baptisée Du gamla, du fria (Toi l’ancienne, toi la libre), reprenant le titre de l’hymne national suédois, ne laisse personne insensible. A peine les habitants de la capitale l’ont-ils découverte, le matin du 29 août, que le Web s’est embrasé, les grands quotidiens se sont remplis de tribunes sur « ce drapeau au mât courbé » et les standards des stations de radio ont été pris d’assaut. Un homme a même été interpellé, dans la nuit du 30 août, soupçonné d’avoir tenté d’abattre le mât tordu, avant d’être relâché.

« Je ne critique pas ..

Le tribunal d’Estcourt, dans l’ouest de l’Afrique du Sud, sous haute surveillance lors de la deuxième comparution des présumés cannibales, le 28 août 2017.
Crédits : AP Photo

Lorsque Nino Mbatha, 32 ans, s’est présenté le 19 août au poste de police d’Estcourt, dans l’est de l’Afrique du Sud, les agents ont d’abord été interloqués par la puanteur qui l’accompagnait. « J’en ai assez de manger de la chair humaine », a-t-il déclaré aux policiers incrédules. En guise de preuves, il a exhumé d’un sac la main et la jambe mutilées d’une femme.
L’Afrique du Sud a, depuis, découvert avec effroi des pratiques macabres venues du cœur du KwaZulu-Natal, le fief du controversé président Jacob Zuma. A la suite de ses sordides aveux, l’inyanga – sorcier en zoulou – a conduit les policiers chez lui, où d’autres restes de corps humains ont été saisis.

« Plusieurs habitants ont affirmé que les suspects leur avaient dit de manger du corps humain pour acquérir force et courage. » Jabu Mbhele, maire d’Est..

A la veille de la rentrée, Bas Smets joue les prolongations de son été américain. C’est depuis le désert du Nevada que l’architecte belge spécialiste du paysage répond au téléphone, alors qu’il assiste au festival Burning Man, grand-messe artistique éphémère et déjantée. Sollicité pour réfléchir à une œuvre de land-art (création extérieure en matériaux naturels) en 2018, Bas Smets observe la créativité des participants sur les terres ultra-arides d’un festival dopé à l’énergie solaire : « Ici, c’est comme un paysage post-apocalyptique et encore une fois, l’on voit bien que c’est de la nécessité que naît l’inventivité des comportements humains », ajoute-t-il.
C’est aussi ce qu’il veut démontrer à Agora, la biennale d’architecture, d’urbanisme et de design qui se tient du 14 au 24 septembre à Bordeaux. Lancée en 2004, Agora s’étale sur dix jours désormais – au lieu de sept il y a deux ans – et devrait dépasser le seuil des 55 000 visiteurs atteint en 2014 (deux fois plus qu’en 2012).

Su..

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