Au cours d’une conférence de presse tenue samedi au Palais Sékhoutouréya, le Chef de l’Etat a essayé de justifier l’accord des 20 milliards de dollars signés récemment avec la Chine.

Entouré de certains membres du gouvernement, Alpha Condé a apporté des précisions sur ce que pourrait être les tenants et les aboutissants de ce projet:

« Les guinéens auront des fonds qui seront consacrés aux infrastructures, aux routes, aux ports et aux chemins de fers. Vous savez très bien que le grand handicap de la Guinée, c’est l’électricité, les routes, les chemins de fer et les ports. Ce n’est pas un accord qui est lié au mandat d’Alpha. C’est un accord sur 20 ans. Et, ce n’est pas seulement 20 milliards, ça dépend de deux (2) choses : notre capacité à présenter des projets bien ficelés et notre capacité de remboursement… « , a-t-il expliqué.

A la question de savoir si les mines ont été bradés à travers ce projet, Alpha Condé réplique:

« Nous avons dit que vous allez travailler avec les guinéen..

Depuis hier vendredi, 15 septembre 2017, les manifestants et les agents des services de sécurité s’abstiennent des affrontements et violences réciproques. C’est le résultat d’une réunion secrète entre les sages et les manifestants qui n’entendent pas désarmer.

Les barrages. Ils sont toujours maintenus et soigneusement gardés par des jeunes. Ceci, apprend-on, jusqu’à l’arrivée du courant.

C’est pourquoi, le bilan par rapport au nombre de blessés et autres, n’a pas évolué.

Ce matin donc, la ville est un peu, en animation paisible.

Aux dernières, trois (03) groupes offerts par une des sociétés de la place seraient en route Boké. Ceci, pour finir définitivement avec cette histoire du délestage à Kakandé (autre appellation de la préfecture de Boké).

Attendons de voir…

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

Les violences se sont poursuivies ce samedi dans le centre-ville de Boké dont les habitants réclament de l’électricité depuis lundi 11 septembre dernier. La situation qui commence à perdurer et à empirer préoccupe acteurs politiques et de la société civile. La PCUD, plate-forme des citoyens unis pour le développement s’est fendue d’une déclaration ce samedi pour tirer la sonnette d’alarme.

« La société civile guinéenne se préoccupe sérieusement de la récurrence de ces troubles qui sont les conséquences logiques de la mauvaise gouvernance qui caractérise les services publics et les secteurs stratégiques comme les mines, l’électricité, l’eau, l’éducation et l’insertion socioéconomique des jeunes etc. Malheureusement, à chacune de ces tragiques occasions, que nous condamnons avec fermeté, les services de défense et de sécurité font montre d’excès de zèle, d’usage d’armes à feu, d’intimidations et de violations des droits de l’Homme, face à des populations qui souhaitent manifester leurs ..

Dans le but de mettre un terme aux remous sociaux, le Consortium Société Minière de Boké (SMB) et United Minning Suppley (UMS) vient d’offrir trois (03) groupes et cinq (05) écrans plats à la population de la préfecture de Boké en ébullition depuis une semaine.

Ce don est en route pour la localité bénéficiaire, selon Almamy Amba Coumbassa, chargé des relations entre les Communautés et la SMB.

C’est l’aboutissement d’une concertation entre la SMB et les responsables de l’EDG à Conakry.

A l’occasion, les leaders des manifestants sont informés et associés pour pouvoir acheminer les groupes à la Centrale de l’EDG à Batafong dans le quartier Baralandé, CU.

Pendant la soirée, l’artiste comédien, Mamadouba Batafong Camara, le président du Conseil préfectoral de développement (CPD), le contrôleur financier, Dion Combassa et le président du syndicat des transporteurs de Boké, Ousmane Dem ont procédé à une large sensibilisation de masse pour amener les protestants à mettre la balle à terre.
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Comme promis, les trois (03) groupes offerts à la population de Boké par le Consortium Société minière de Boké (SMB)-United Minning Suppley (UMS) sont enfin, arrivés dimanche, 17 septembre 2017, dans la localité bénéficiaire.

A la vue des machines en question, des femmes venues pour acheter les condiments, ont esquissé quelques pas de danses folkloriques.

«Tèfa, tèfa, tèfa » (le courant est venu, le courant est venu…).

C’est au niveau de l’acte de triomphe appelé couramment (Bienvenue), que les trois (03) groupes, 03 transformateurs et une citerne de carburant ont été accueillis par les manifestants pour la Centrale de Batafong.

Peu après la réception des machines, des jeunes ont cortégé des véhicules publics-privés immobilisés depuis une semaine en dehors de la ville.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

Il était environ sept (07) heures 35 minutes TU que les trois (03) groupes offerts par la SMB-UMS sont arrivés dans la préfecture de Boké, en ébullition depuis une semaine.

C’est une brochette de jeunes manifestants, de sages, de leaders d’opinion et des forces de sécurité qui a accueilli et escorté les machines.

A l’heure, les travaux d’installation se poursuivent à la Centrale de Batafong.

Les barricades sont levées sur l’axe principal et la circulation routière a repris son train-train traditionnel.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

« Nous allons appliquer strictement la décision du ministre pour la reprise des cours à compter de ce vendredi 15 septembre. Vous allez donc rejoindre vos classes respectives…. ». C’est en ces termes qu’un responsable du Groupe scolaire ‘’Sylla Lamine’’, une école privée sise au quartier Minière, s’est adressé vendredi matin à ses élèves lors de la montée des couleurs, à laquelle Kababachir.com a pris part.

Une reprise timide cours, mais une reprise quand même. De la joie, de la détermination pour la nouvelle année scolaire, mais peu d’engouement, élèves et responsables de l’éducation ont quand même repris le chemin de l’école.

Malgré notre insistance, aucun responsable de l’établissement de »Sylla Lamine » n’a voulu s’exprimer à la presse sans se référer de sa hiérarchie.

Au collège « Tito » de Belle-vue, un établissement d’enseignement public, même constat. Peu d’élèves ont effectué le déplacement.

A noter que le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisatio..

Malgré un bilan lourd qui fait état de 2 morts et quelques 77 blessés, d’après une source hospitalière, les manifestants ne fléchissent pas. Alors que les autorités jouent à l’apaisement mais sans pour autant satisfaire le minimum des revendications, à savoir le retour du courant électrique dans la cité, les mouvements de protestation se sont poursuivis ce vendredi 15 septembre.

Joint au téléphone par notre rédaction, un homme en uniforme, qui a requit l’anonymat, en route pour Conakry, nous a dit au bout du fil que les manifestations se poursuivent dans certains endroits de la préfecture, notamment au niveau du carrefour Kolaboundji, située à vingtaine de kilomètres de Kamsar, où des jeunes manifestants règnent en ce moment en maitres absolus.

«C’est une situation grave que les habitants de Boké vivent en ce moment, parce que les jeunes ne désarment pas, nous avons été bloqués à Kolaboundi, plusieurs véhicules reboursent chemin, parce que les routes qui mènent Kamsar et Boké, ne son..

Le bilan provisoire des manifestations s’alourdit au niveau de la commune urbaine (CU) de Boké est passé de 63 à 77 blessés avec 02 morts selon une source hospitalière.

A côté de la place des Martyrs située au cœur de la CU, les manifestants ont commencé à ériger des barricades face auxquelles, réagissent les forces de sécurité ayant repris le contrôle de la ville.

Suite à ce mouvement contre le délestage, le prix des denrées alimentaires a grimpé sur le marché central.

Au carrefour Koulifanya entre le Gouvernorat et la Mairie, de violents affrontements ont éclaté entre les manifestants et des agents des services de sécurité qui, dit-on, ont été agressés de passage par un groupe de jeunes installés au bord de la route principale.

Nous y reviendrons…

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

Comme si c’était prévisible, la rentrée scolaire 2017-2018 a été perturbée tôt ce matin, par des manifestants qui poursuivent leur mouvement après la mort des deux de leur.

Routes bloquées dans divers endroits de la préfecture, accrochage entre forces de l’ordre et jeunes manifestations, qui exigent toujours le retour du courant électrique, le climat n’est vraiment pas favorable, pour décision du ministre K au carré soit appliquée à la lettre. Et ce, malgré la volonté affichée des autorités préfectorales et régionales de l’éducation de Boké.

Au lendemain des violences qui ont fait deux morts et quelques 77 blessés, d’après une source hospitalières, les parents d’élèves préfèrent garder leurs enfants à la maison pour leur sécurité.

Une situation que partagent bon nombre des responsables de l’éducation de la préfecture, confrontés à deux difficultés majeures. Respecter la décision du ministre et assurer la sécurité des écoliers, à un moment, où il est extrêmement difficile de sensibil..

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