L'artiste guinéen Tankana Zion, figure du reggae dans le pays, a été arrêté ce mardi 25 juillet alors qu'il participait à une marche contre l'éventualité d'un troisième mandat d'Alpha Condé à la tête du pays. En février dernier, Elie Kamano, un autre artiste, avait aussi été interpellé pour avoir protesté pour les mêmes raisons.

Des policiers guinéens arrêtent un manifestant devant le stade de Conakry, le 28 septembre 2009. © Seyllou Diallo/AFP

Des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes ont exigé vendredi la clôture de l'instruction de la justice guinéenne sur le massacre du stade de Conakry en 2009 avant le huitième anniversaire, le 28 septembre.

« Le temps est venu, selon nous, pour que l’instruction judiciaire initiée en février 2010 se termine », a déclaré lors d’une conférence de presse à Conakry le responsable Afrique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Florent Geel.

Dans un communiqué conjoint, la FIDH et d’autres ONG, dont l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), disent avoir mené cette semaine une mission en Guinée pour exiger « la clôture de l’instruction judiciaire avant le 28 septembre ».

Elles estiment le dossier suffisamment ..

Des manifestants de l'opposition à Conakry, le 2 juillet 2017. © Diawo Barry pour J.A.

L’opposition guinéenne conduite par son chef de file, Cellou Dalein Diallo, multiplie les démonstrations de forces : marche pacifique mercredi 2 août, meeting l’avant-veille, d’autres manifestations en vue… Objectif : protester contre le « retard » pris par le gouvernement dans la mise œuvre de l’accord politique du 12 octobre 2016. Jeune Afrique fait le point.

Comme le déplore Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition et leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le seul point de l’accord mis en œuvre à ce jour « avec sept mois de retard » porte sur la révision de l’ancien code électoral. L’objectif était de légaliser la désignation (et non plus l’élection) des responsables dans les districts et les quartiers « au prorata des résultats obtenus dans les quartiers/districts par les listes de candidatures à l’élection communale », souligne le point deux de ..

L'usine d'alumine exploitée par Rusal Friguia, à Fria (Guinée), à l'arrêt depuis 2012, devrait être remise en activité en 2018. © Joan Tilouine pour J.A.

L'Indice de gouvernance des ressources naturelles, publié le 28 juin par l'ONG Natural Resource Governance Institute, classe la Guinée 63e sur 81 pays dans le monde. Ce que Conakry, estimant la notation lacunaire, a vivement contesté. Au point de ramener l'organisation new yorkaise à de meilleurs sentiments après un déplacement de deux de ses représentations dans la capitale guinéenne début août.

Rendu public le 28 juin, la dernière mouture du rapport de l’ONG NRGI n’est pas bien passée à Conakry. Le gouvernement de la Guinée n’a en effet pas bien digéré les notes qui lui ont été attribuées sur les points que l’organisation américaine évalue chaque année (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, gestion des revenus…). Résultat : 63e sur 81 pays classés en 2017. À titre de comparai..

A Conakry, en Guinée, le 8 décembre 2009. © REBECCA BLACKWELL/AP/SIPA

Lynchages publics, immolations par le feu, mutilations… les Guinéens se rendent de plus en plus justice eux-mêmes. En cause, le manque de crédit qu'ils accordent à leur justice. Le procureur général près de la Cour d'appel de Kankan (Est), Me William Fernandez, insiste sur la nécessité d'une sensibilisation massive sur la question.

Jeune Afrique : Les vindictes populaires meurtrières ont toujours existé en Guinée. Mais on a l’impression que le phénomène s’accroît…

William Fernandez : Il prend effectivement de l’ampleur. D’une manière générale, les citoyens préfèrent se rendre justice eux-mêmes. C’est devenu une véritable problématique sociétale. Dès qu’elle soupçonne qu’un crime a été commis en son sein, le premier réflexe de la population est de régler elle-même ses comptes. Dans cette furie, des individus sont sauvagement battus ou brûlés.

Dès qu’elle soupçonne qu’un crime a été commis, l..

Capture d'écran du clip « Forteta Wareggae » de M'mah Touré. © DR

L’industrie musicale compte son lot de catastrophes à faire frémir les auditeurs les plus indulgents. Et l’Afrique ne déroge pas à la règle. Nous avons concocté pour vous une liste (non exhaustive) de performances artistiques ubuesques dégotées sur le web.

La bombe nucléaire M’mah Touré (Guinée)

Chanteuse ? Les internautes guinéens ont tranché : M’mah Touré, native de Forécariah, est un phénomène de foire dont la musique tient plus du ridicule que de la fibre artistique inspirée. Depuis plus de deux ans, la chanteuse fait exploser les compteurs du net guinéen compte tenu de la cocasserie de ses clips vidéo aux décors, costumes et chorégraphies ahurissants (plus de 70 chansons publiées sur You Tube).

ÇA CARTONNE : Challenge M'Mah Touré Si tu l'aimes moi viens : https://t.co/Wlb4TMyzeN
Abonnez-vous pour ne rien man…https://t.co/AnJT4nKiPF

— DJIKK Djembé D'or (@djikkdjembedor) Septembe..

Le ministre d’État conseiller personnel d’Alpha Condé, Tibou Kamara. © Capture d'écran Youtube / TV5 Monde / DR

Le ministre d’État conseiller personnel d’Alpha Condé, Tibou Kamara, a été entendu par la justice guinéenne jeudi, en qualité de témoin dans l'enquête sur le massacre du 28 septembre 2009, qui avait fait au moins 157 morts au stade de Conakry.

Son audition par le pool de juges d’instruction, dont le bureau se trouve dans l’enceinte de la Cour d’appel de Conakry, au centre-ville de Kaloum, a duré deux heures, jeudi 10 août. À sa sortie, Tibou Kamara, vêtu d’un costume noir, s’est dit serein et heureux de répondre à l’appel de la justice guinéenne. « La démocratie exige la transparence et l’autorité de la justice, a-t-il rappelé. J’avais dit que si je recevais une convocation de la justice de mon pays, je répondrai sans hésitation. C’est ce que j’ai fait ».

L’audition se serait, selon lui, déroulée « dans la courtoisie et le respect ». « Mais vous compren..

La Guinée se cherche un sixième stade pour accueillir la CAN 2023. © macblack/cc/Pixabay

Alors que tous les regards se tournent vers le Cameroun, qui organisera la CAN 2019 selon une formule élargie (24 équipes contre 16 jusqu’à présent), la Guinée, qui sera l’hôte du tournoi en 2023, tient à honorer ses engagements.

Cinq sites – deux stades à Conakry, un à Kankan, un à Labé et un à Nzérékoré – ont été retenus. Or le nouveau cahier des charges de la CAF exige du pays organisateur qu’il dispose de six stades. Antonio Souaré, le président de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot), qui s’est empressé de réaffirmer que son pays ne jetterait pas l’éponge, envisage de solliciter la Sierra Leone voisine afin qu’elle accueille l’un des six groupes dans son stade national (45 000 places), ouvert en 1980 et qui aurait juste besoin de quelques travaux de peinture.

L’actu n’attend pas !

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