Les émissions de la radio BTA fm à Labé ont été stoppée ce lundi 27 novembre 2017 sur ordre du directeur de la sûreté de Labé.

L’information a été confirmée par le Directeur de ladite radio M. Alpha Fady Diallo, joint au téléphone par un reporter de Mosaiqueguinée.com.

Selon lui, aucune note y afférente ne leur a été fournie pour l’heure. Ils ont été convoqué à la sûreté de Labé pour être auditionnés.

«On n’a pas reçu de papier nous instruisant de fermer la radio. Mais verbalement, ça a été dit par le directeur de la sûreté de Labé de fermer. Tout compte fait, on n’émet pas pour l’instant. On nous a appelés à la sûreté ici pour peut être entendus. J’ai quelques éléments à l’intérieur qui sont en train d’être auditionnés et j’attends mon tour », a brièvement déclaré Fady Diallo.

Cette décision du directeur de la sûreté intervient juste après que cette radio ait fait intervenir en direct par téléphone, le syndicaliste Aboubacar Soumah dans une des ses émissions.

A suivre !

Mamadou ..

48 heures après les menaces en public du Chef de l’Etat de fermer toute radio qui diffuserait des messages du syndicaliste Aboubacar Soumah, la radio Beta FM, émettant dans la préfecture de Labé, a été fermée ce lundi par le gouverneur Sâdou Keita.

Selon le gouverneur, joint au téléphone par notre reporter, ladite radio est allée à l’encontre des propos du Président de la République.

«Moi je suis le représentant du chef de l’Etat dans la région, donc si une radio fait passer la voix de Soumah avec des commentaires, je vais la faire fermer», indique Sâdou Keita.

«C’est une rediffusion mais je suspends d’abord les émissions de la radio en attendant la réaction de ma hiérarchie», a conclu Sâdou Keita.

Il faut rappeler que l’article 7 de la constitution guinéenne donne la liberté aux citoyens de s’exprimer librement sans aucune contrainte.

Alhassane Djigué

La grève dans le secteur éducatif guinéen perturbe toujours les cours dans les écoles. C’est du moins le constat fait par la rédaction de mosaïqueguinee.com, dans la plupart des établissements publics de la commune de Matoto, ce lundi 27 novembre 2017.

Rencontré à son bureau, le proviseur du Lycée Léopold Sedar Senghor, a expliqué les circonstances dans lesquelles les cours ont été interrompus dans son établissement.

« Ce matin nous avons étudié jusqu’à 10h30 et le tiers des enfants était venus, j’ai reçu vingt professeurs sur les vingt-cinq programmés. A 08heures déjà, les classes étaient occupées par les enseignants. Les cinq professeurs qui n’étaient pas venus, on a cherché à faire occuper leurs enfants par d’autres personnes pour qu’il n’y ait pas un vide.

C’est à 10h30, lorsqu’on était en plein cours, que nous avons été victimes d’une attaque, à partir du collège. Suite à cette attaque, les enfants, apeurés comme la fois dernière, sont sortis pour aller à la maison. C’est ainsi..

Depuis quinze ans que j’exerce le métier de journaliste, je ne me suis jamais senti une âme aussi équivoque que ce 27 novembre 2017. En apprenant ce lundi, à 11h20, que la radio BTA FM de Labé, a été fermée sur ordre du Gouverneur de la région administrative du même nom, mon sang a fait un tour dans mes veines. Ainsi, la preuve est administrée que la parole présidentielle, la menace d’Alpha Condé donc, est prééminente, et éclipse avec un mépris souverain la Constitution et les autres lois de la République.

Oui, la première radio qui commettrait le crime de lèse-Excellence, en donnant la parole au syndicaliste Aboubacar Soumah, se verrait enfoncer les derniers clous dans son cercueil. Oui, la force aveugle et l’hystérie du pouvoir viennent de nous rappeler que nos libertés acquises peuvent nous être confisquées, sur injonction et avec la baraka, de celui qui, ironie de l’histoire, avait réussi le tour de passe-passe politique, de se parer des plus beaux habits de promoteur de ces libe..

Comme annoncé dans un de nos précédents articles, la radio privée BTA FM se trouvant dans la région administrative de Labé, a été fermée ce matin par le directeur régional de la sureté de Labé, suite à l’intervention du syndicaliste Aboubacar Soumah dans une de leurs émissions.

Joint au téléphone par un de nos reporters, le premier responsable de ce média revient sur les faits : «Ce matin, nous avons invité le syndicaliste Aboubacar Soumah dans une de nos émissions appelée COUP DE GUEULE. Juste après son intervention, j’ai été interpellé par le gouvernorat de Labé. Ils m’ont dit qu’ils veulent rencontrer les animateurs de cette émission. C’est ainsi que j’ai envoyé un parmi eux, accompagné d’un collègue pour les rencontrer. Finalement ils ont été conduits à la direction nationale de la sureté, où ils ont été auditionnés. Immédiatement, j’ai envoyé mon directeur de station pour aller voir ce qui se passe. Suite à cela, il (le directeur Ndlr) à appelé le chef technique pour lui dire d’é..

Les membres du bureau exécutif de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (l’URTELGUI), ont tenu une réunion ce lundi 27 novembre dans les locaux de ladite union.

Au sortir de cette rencontre, Cheik Sadibou N’doye, le chargé de communication de l’organisation, en a fait un compte rendu aux journalistes. «Il s’agit de l’organisation d’une synergie sur le réseau synchronisé de toutes les radios de Guinée demain mardi à partir de 9 heures jusqu’à midi. De 9 heures à 11 heures en langue française et de 11 heures à 12 heures en langues nationales. Et à partir de 12 heures, il sera question de fermer toutes les radios libre de Guinée jusqu’au lendemain, c’est-à-dire, le mercredi pour reprendre nos programmes. Ceci n’est qu’un signal pour une démarche que nous allons entreprendre, une voie de recours avant de passer à d’autres voies», a-t-il déclaré

Selon le chargé de communication de l’URTELGUI, si rien n’est fait pour les radios et télévision qui ont été fermées, «Nous allons n..

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (Aguipel), l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) et le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) informent l’opinion nationale et internationale des agressions physiques et verbales des journalistes Thierno Baïlo Diallo du site focusguinee.info et Bintou Kourouma de la radio City FM le samedi 25 novembre au siège du parti RPG arc-en-ciel, par des militants dudit parti.

Ces violences interviennent dans un contexte de menaces de toutes sortes exposant les journalistes et leurs médias à la vindicte de certains militants du parti au pouvoir.

Rappelant que régulièrement des journalistes sont victimes d’agressions, d’intimidation et de menaces au siège de ce parti, les cinq associations de presse condamnent avec fermeté ces agissements qui nuisent à la liberté..

C’est l’une des journées les plus engoissantes pour la presse privée guinéenne. Après la radio BTA fm à Labé, la télévision Gangan, basée à Conakry , vient de faire les frais de la colère du Président de la République. Le média a été fermé cet après-midi.

Il serait reproché à cet organe de presse, de diffuser une vidéo du syndicaliste Aboubacar Soumah.

Le Chef de l’Etat, allant à l’encontre de la loi selon des juristes ayant traité de ce sujet, a menacé le weekend dernier de faire fermer toute radio qui ferait passer des messages du syndicaliste à l’origine de la grève qui paralyse l’école guinéenne.
A suivre !

Mamadou Sagnane

Tôt ce matin, plusieurs dizaines de personnes, munies de foulards sur la tête ont envahi le marché, sommant les occupants de fermer boutiques et restaurants. Dans les parages, les manifestants scandaient des slogans hostiles aux dirigeants de la mairie qu’ils accusent de piétiner une décision de justice.

Depuis des années, des ascendants de deux familles Kaba et une famille Sanoh réunies en bloc réclament la propriété dudit marché dont les frais de location sont toujours «illégalement» versés à la mairie.

Cela, malgré de multiples interpellations de la justice, dit-on. D’où leur ras-le-bol exprimé ce lundi.

Du coté de la mairie, le secrétaire général et le vice-président de la délégation spéciale rejettent ces arguments.

Ces responsables reconnaissent tout de même qu’il y a eu un lien de propriété entre ces trois familles et le domaine sur lequel est bâti le marché. «Mais tout cela, c’est chose révolue puisque ces familles ont été récemment dédommagées à travers une procédure judic..

Comme on pouvait s’y attendre, les cours n’ont pas eu lieu ce lundi 27 novembre 2017 dans la commune urbaine de Mamou. Pire, des violences ont été enregistrées dans une des localités de la préfecture, rapporte le correspondant régional de Mosaiqueguinee.com.

Jusqu’à 8 heures et demi, les plus grandes écoles de la ville étaient quasiment vides, malgré la présence sur les lieux de quelques encadreurs.

«Je me suis rendu ce matin à l’école dans l’optique de dispenser les cours. Mais malheureusement, les élèves n’étaient pas présents. Les quelques professeurs et moi, qui étions sur place, avons décidé de rentrer à la maison parce qu’on ne peut enseigner que si les élèves sont présents», nous confie un enseignant.

«Hier on avait échangé par SMS entre nous professeurs. Nous avons décidé de maintenir la grève. C’est ce qui fait que je ne me suis même pas présenté à l’école », renchérit un autre enseignant.

«Je ne sais pas ce qui va se passer demain mais aujourd’hui, aucune école n’a étud..