Le TGV a eu raison du « Train bleu ». Samedi 9 décembre, le train de nuit Nice-Paris – dont les wagons furent longtemps bleus, d’où son surnom – accomplira son dernier voyage. Ouverte à la concurrence par l’Etat, la ligne n’a pas trouvé de repreneur.
Avec sa fermeture, c’est tout un imaginaire cinématographique qui s’apprête à disparaître. Sur grand écran, le train de nuit avait donné naissance à un sous-genre dont la dramaturgie prenait pour cadre l’atmosphère exiguë d’une couchette. Une catégorie jadis féconde qui livre sans doute très prochainement l’un de ses derniers spécimens : Le Crime de l’Orient-Express, de Kenneth Branagh, d’après le roman d’Agatha Christie, sort le 13 décembre. C’est le film d’une époque, les années 1930 ; un film impossible à l’avenir.

La bande annonce du « Crime de l’Orient-Express », version 2017

Sans l’épopée des trains de nuit, on n’aurait jamais vu Cary Grant se réfugier dans un compartiment auprès d’Eva Marie Saint dans La Mort aux trousses (1959), ..

Au pays du « petit empereur », la nouvelle a fait frémir des millions de parents. Mercredi 22 novembre, la police a ouvert une enquête sur un jardin d’enfants huppé de Pékin, après plusieurs plaintes de parents d’élèves dénonçant mauvais traitements et abus sexuels. Les parents avaient remarqué des traces de piqûres de seringue sur la peau de leurs enfants. Les récits des bambins étaient particulièrement troublants : prises forcées de médicaments, punitions consistant à rester tout nu dans la classe, et de mystérieux « examens de santé » avec des « messieurs tout nus », selon les mots des enfants.
Un témoignage, en particulier, est venu ajouter à l’indignation : une jeune femme avançait que les visiteurs suspects étaient des militaires d’une caserne voisine. Le mari de la directrice des lieux, ancien officier de la caserne, aurait servi à faire le lien. Dans un pays où l’Armée populaire de libération occupe une place centrale, contribuant largement à la sécurité intérieure, les ingrédi..

« Il a sorti le costume… », dit un homme alors que Thomas Pesquet arrive près de nous. Pas le costume de spationaute évidemment. Comme le rappelle Mary Roach en prologue du génial album de Marion Montaigne Dans la combi de Thomas Pesquet, un astronaute ne passe que 1 % de sa vie professionnelle dans l’espace et 1 % de cette période dans l’espace en combinaison. Le reste du temps, que fait-il ? Il est en chemise et en veste à la Fnac par exemple, où il vient dédicacer son dernier livre Terre(s), vue d’encore plus haut que celle de Yann Arthus-Bertrand… Il est là pour une heure. Et ils sont très nombreux à avoir passé la journée à faire la queue : le matin pour avoir une place, l’après-midi pour être les premiers dans la file d’attente.
Sachez qu’il y a en France des gens qui se retrouvent par petits groupes pour dire du bien de Thomas Pesquet. Ils se donnent rendez-vous à Paris pour se redire à quel point il est modeste, gentil. « Et beau aussi », ce qui ne gâte rien. Leur groupe, dont ..

Cet élu vendéen de 42 ans, rallié au parti d’Emmanuel Macron après des débuts en politique sur des listes de droite, n’avait guère fait parler de lui avant de plaider à l’Assemblée pour que les papas obtiennent systématiquement la garde de leurs enfants une semaine sur deux.
Le petit nouveau
Philippe Latombe fait partie de ces nouveaux députés issus de la vague La République en Marche ! (LRM) qui peuplent désormais les bancs de l’Assemblée nationale. A 42 ans, ce cadre bancaire, diplômé d’un master en économie et d’un master en droit des affaires, a lâché le Crédit agricole pour se consacrer à son mandat.

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Politiquement flou
Après avoir fait campagne pour Jacques Chirac en 1995, il a figuré sur une liste divers droite aux dernières municipales à Nantes avant de se lancer sous la bannière Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, aux régionales 2015. Adhérent au MoDem depuis 2016, i..

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Pretoria ne les ont pas découragés. Samedi 25 novembre, des centaines de fermiers, blancs pour la plupart, ont marché jusqu’au siège du gouvernement sud-africain pour protester contre une vague de meurtres qui viserait leur communauté dans les zones rurales. « Les fermiers sont torturés jusqu’à la mort dans leurs fermes, dans des proportions inhabituelles », affirme Ernst Roets, le responsable d’AfriForum, une ONG de défense de la minorité blanche.
D’après les propres décomptes de l’organisation, au moins 72 fermiers blancs seraient morts lors de 350 attaques, depuis janvier. Sous leurs parapluies, arborant des tee-shirts noirs et des croix blanches, les manifestants sont venus dénoncer l’inaction du gouvernement et demander la création d’une unité spéciale de protection. « Vous avez plus de risque d’être tué si vous êtes un fermier blanc que si vous êtes officier de police », s’est indigné Dirk Hermann, l’un des organisateurs.

Un mani..

L’Albanie d’Enri Canaj est en noir et blanc. « Il n’y avait pratiquement pas d’appareil photo pendant la période communiste et les photos en couleur étaient un luxe », se souvient-il. Il a 11 ans quand les frontières du pays le plus fermé du monde communiste s’effondrent en 1991. Comme beaucoup d’Albanais, ses parents prennent le chemin de la Grèce, où le photographe vit encore. Ils emportent avec eux quelques clichés en noir et blanc qui, pendant longtemps, ont fixé chez lui le souvenir de son pays natal.
Dix ans après, le voilà de retour. Sous ses yeux apparaît « un nouveau pays, mais qui restait familier ». Il a même du mal à reconnaître le quartier de son enfance à Tirana. Des immeubles ont été construits, mais progressivement il finit par se sentir chez lui. Encore perturbé par la langue aussi, qui a changé. « Elle était pleine de nouveaux mots qui provenaient de l’anglais et de l’italien. » Rien à voir avec l’albanais traditionnel, parlé dans un pays qui vivait en autarcie, après..