Les effets adverses du changement climatique sur les écosystèmes et les systèmes de production, combinés aux mauvaises pratiques culturales menacent les conditions d’existence des populations, suite à la dégradation des écosystèmes en Haute Guinée.
Les manifestations de ces effets se traduisent notamment par la dégradation des terres, la perte de la biodiversité, le tarissement précoce et l'ensablement de nos cours d'eau à travers les mines, la baisse de productivité des systèmes de production, le recul des forêts et la diminution de la faune sauvage.
L’accélération de l'érosion consécutive à la destruction du couvert végétal et à l’intensité des pluies affecte sérieusement les réserves hydriques.
Les pressions exercées par l'homme notamment à travers les cultures sur brûlis, le surpâturage, la carbonisation, la coupe abusive de bois, les fours à briques, le prélèvement de bois de chauffe, l'exploitation des mines et carrières ont considérablement modifié les fragiles paysages en Haute Guinée.
L’objectif de ce projet lancé ce jour justement est de contribuer à la réduction de la vulnérabilité des communautés locales du Haut Bassin du Niger aux risques des changements climatiques par une approche basée sur la restauration des capacités productives des écosystèmes.
Ce le projet interviendra sur deux axes fondamentaux à savoir :
Ø Le Renforcement de la résilience des communautés vulnérables face au changement climatique dans des sites sélectionnés à travers l’approche basée sur les écosystèmes et
Ø Le Renforcement des capacités et des systèmes d’informations pour l’intégration de l’adaptation au changement climatique au sein des plans de gestion national, régional, local, des politiques et des pratiques.
Les sites pilotes de démonstration du projet concernent onze (11) Communes Rurales des préfectures de Kouroussa, Faranah, Kissidougou et Mandiana.
Pour Lionel Laurens Directeur pays le choix de Kankan pour la tenue de cet atelier de lancement n’est pas fortuit car il marque le démarrage effectif des activités de ce projet tant attendu par les parties prenantes et les bénéficiaires pour un renforcement de la résilience et la promotion du développement inclusif, solidaire et durable en Haute Guinée.
Comme vous le savez, le PNUD assure le rôle d’agence de mise en œuvre de la plupart des projets prioritaires soumis pour financement au FEM. Pour ce faire il accompagne plus des deux tiers des Pays les Moins Avancés dans l’élaboration de leur Plan d’Action National d’Adaptation au changement climatique.
C’est dire tous les avantages comparatifs du PNUD dans les activités d’adaptation et de renforcement de capacités. C’’est pourquoi le PNUD ne ménagera aucun effort pour accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de cet important projet qui constitue l’une des réponses aux préoccupations des autorités guinéennes et des populations guinéennes de manière générale pour faire face phénomène de changement climatique est une réalité qui menace notre existence. Il a cependant attiré l’attention de cette importante assemblée sur les enjeux liés à la mise en œuvre efficace de ce projet, mais surtout insister sur la nécessité d’une appropriation correcte du projet et l’implication de tous pour que les communautés de la zone couverte aient leur résilience renforcée au climat par une approche basée sur l'écosystème.
En ouvrant les travaux Mme la Ministre de l’Environnement Eaux et Foret, Mme Christine Sagno, a indiqué que le présent projet s’inscrit parmi les actions prioritaires de mon Département, dans le cadre du processus d’éradication de la pauvreté et de la promotion du développement inclusif durable.
Le choix stratégique de la région de la Haute Guinée est lié à l’importance nationale et sous régionale du bassin supérieur du fleuve Niger et de ses nombreux affluents. L'intégration du changement climatique dans les plans, stratégies et politiques au plan national, régional et local est une préoccupation prise en compte par le nouveau projet dans sa stratégie d'intervention.
Au plan économique, le projet doit impulser la création de la richesse, des emplois verts pour les femmes, les jeunes et toutes les couches vulnérables de sa zone d'intervention.
C'est avec beaucoup de plaisir que je procède au lancement du projet d'adaptation basée sur les écosystèmes en Haute Guinée.
Je voudrais remercie le Programme Environnement et Développement Durable composé d'experts nationaux avisés qui travaillent au quotidien sur la conception des projets environnementaux pour faire face aux multiples défis liés à la préservation de nos écosystèmes et à la protection de notre environnement.
Je voudrais solennellement magnifier le dynamisme de la fructueuse coopération de la Guinée avec le PNUD et le FEM se traduisant actuellement par un portefeuille de (7) sept projets en cours de mise en œuvre.
A cet effet, je voudrais remercier le PNUD, le FEM et l’ensemble des partenaires qui ont su rester à nos côtés dans la conception et la mise en œuvre de nos projets environnementaux. C'est pourquoi, je m'engage personnellement à ne ménager aucun effort pour consolider davantage, cette excellente coopération.
Après l’Introduction sur les missions du PNUD-FEM, les fonds d’adaptation et sur les mécanismes d’accès au LDCF par Henry Diouf du Bureau régional, plusieurs autres présentations suivies de débats notamment celles du Contexte, objectifs, Stratégie et Budget du projet par le Coordonnateur du projet Mr Djiramba Diawara ; le Cadre logique d’intervention par le Consultant international par Mr Ly, une Vue d’ensemble des règles et procédures du PNUD-FEM en matière de suivi-évaluation par Mr Diouf et Mamadou Kalidou Diallo, Chargé d’un Suivi Evaluation du Programme environnement et développement durable et la visite des bureaux devant accueillir le personnel ont marqué cette de lancement du Projet "Adaptation basée sur les Ecosystèmes des Communautés Vulnérables de la Région de la Haute Guinée"
Mamadou Saliuo DIALLO pour GCI
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