La désignation de Kader Aziz Camara à la tête de la CENI ne plait pas à tout le monde. Le président de l’Union des forces du changement (UFC) a accusé samedi la cour constitutionnelle de violer la constitutionnelle.

Aboubacar Sylla estime que la cour constitutionnelle qui est la gardienne de notre constitution est ‘’la première à violer certaines dispositions de cette constitution’’.

‘’L’arrêt qui a été rendu, permettant à une institution de désigner de façon intérimaire le président d’une autre institution constitutionnelle ne respecte pas les dispositions de la loi, notamment L016 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI’’, affirme-t-il.

Selon le parlementaire, cette loi stipule en son article 10 que ‘’l’intérim de la CENI doit s’organiser en cas vacances de pouvoirs ou empêchement du président. Et ce sont les deux vice-présidents qui doivent assurer de manière tournante la présidence intérimaire de la CENI’’.

En termes plus clairs, d’après Aboubacar Sylla, ‘’ce n’est pas à la cour constitutionnelle de sortir de son rôle d’interprétation de la loi pour nommer le président d’une institution constitutionnelle’’. Autrement dit, ‘’aucune institution républicaine ne peut désigner le président d’une autre institution républicaine’’.

Il admet toutefois que la nomination d’un président intérimaire permet de sortir de la situation de blocage à la CENI, mais au prix d’une ‘’violation inacceptable de la constitution’’.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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