Aboubacar Soumah : l’aigreur tous azimuts !

Faut-il vraiment en tenir rigueur au député Aboubacar Soumah, inconstant et aux aigreurs tous azimuts, allant dans tous les sens, crachant à la fois sur le RPG que sur l’UFDG ? Il y a bien lieu de se poser cette question, au regard des ambitions inavouées que l’homme de Dixinn nourries depuis qu’il s’est écarté du parti qui l’a dépoussiéré et l’a remis en selle.

Animé d’une forte hantise de nuire, de régler des comptes à des tiers Aboubacar Soumah semble avoir perdu la raison, la subtilité ou les nuances. Il confond tout, mélange tout. Il se contredit à bien des égards. Il se perd en conjectures. Il s’attaque à tout le monde en même temps. Sans trop savoir ce qu’il cherche. Pour un départ, il jetait la tomate pourrie au RPG, maintenant, il met dans le même panier son parti d’hier, l’UFDG. Il en veut à ces deux formations politiques les plus représentatives parce que le point 2 des accords politiques ne répond pas à ses attentes. Autant donc cracher dans la soupe. Quoi de plus normal s’il n’assimile pas tout à l’ethnie !

La marche pacifique du 2 août est renvoyée comme étant celle d’une ethnie. « Sur dix personnes qui passaient, neuf sont des Peuls. De Kagbelen à Dixinn, toutes les autres ethnies étaient tranquilles, seulement les curieux venaient jeter des regards. Ceux qui marchaient, ceux qui étaient sur les motos ou dans les voitures, à 99 pour cent, sont des Peuls. Je suis soussou, mais je ne peux pas créer un parti pour les soussous et conquérir le pouvoir pour les soussous avec les soussous », accusait-il dans la presse locale. Et de se contredire : « Le président Sékou Touré était Malinké, mais certains Malinkés n’ont connu la souffrance qu’à son temps. Certains ont même connu l’exil. De même que Lansana Conté, qui était soussou. C’est lorsqu’il est venu au pouvoir que certains soussous ont perdu leurs postes et basculé dans la pauvreté. »

Alors questions : Si les deux régimes défunts ont vécu de la sorte, Aboubacar Soumah estime-t-il que Dalein fera le bonheur que des Peuls dans leur entièreté ? Ne voit-il pas comment « les cadres malhonnêtes » qui dénoncé la gouvernance d’Alpha Condé ? Il faut en réalité être comme ce député pour ne parler que d’ethnies, d’appartenance, de communautarisme. Avec un raisonnement à l’emporte pièce avec lequel il nous soûle, Aboubacar Soumah devrait être mis à l’écart, le temps pour lui de (re)trouver sa boussole ou sa sérénité qu’il a noyautée dans ses aigreurs maladives.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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